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Affiche de La Belle et la Bête

La Belle et la Bête (1946)

Lieux recensés
8
Année
1946
Réalisation
Jean COCTEAU
Villes
Raray, Rochecorbon, Parçay-Meslay, Saint-Maurice, Epinay-sur-Seine, Joinville-le-Pont
  • Drame
  • Fantastique
  • Romance
  1. Château de Raray

    Raray, France

    Château de la Renaissance situé au cœur du Valois, dans l'Oise, dont une partie est classée et une autre inscrite au titre des Monuments historiques. Sa façade compte dix-neuf ouvertures sculptées ; un vaste mur d'enceinte ceint le parc et quatre tourelles d'angle, et deux remparts commandés à la Renaissance par le propriétaire des lieux bordent la cour d'honneur. Le domaine accueille aujourd'hui un golf de vingt-sept trous.

    La scène : Le Marchand y arrive au terme de sa nuit d'errance : le brouillard se dissipe, les portes du domaine s'ouvrent seules devant lui, puis se referment. Le château et son parc forment le domaine de la Bête, retenu par Cocteau pour son allure sauvage. Le tournage s'y est tenu du 21 au 28 septembre 1945.

  2. Raray, France

    L'une des deux balustrades monumentales qui bordent la cour d'honneur du château de Raray, élevées par Nicolas de Lancy, conseiller des rois Henri IV et Louis XIII, qui voulut embellir le domaine à la manière de la Renaissance italienne. Grand chasseur, il les fit sculpter sur le thème de la chasse : vingt chiens grandeur nature encadrent un cerf, un sur deux assis, les autres à l'affût ou à l'attaque. Uniques en France, elles font la célébrité de Raray.

    La scène : La balustrade dont le cerf de pierre apparaît à l'écran : les deux murs sculptés bordant la cour d'honneur forment une partie du domaine de la Bête, que Cocteau appelait « le mur des chasses de Raray ». Le tournage s'y est tenu du 21 au 28 septembre 1945.

  3. Raray, France

    L'une des deux balustrades monumentales qui bordent la cour d'honneur du château de Raray, élevées par Nicolas de Lancy, conseiller des rois Henri IV et Louis XIII, qui voulut embellir le domaine à la manière de la Renaissance italienne. Grand chasseur, il les fit sculpter sur le thème de la chasse : vingt chiens grandeur nature encadrent un sanglier, un sur deux assis, les autres à l'affût ou à l'attaque. Uniques en France, elles font la célébrité de Raray.

    La scène : La seconde des deux balustrades sculptées qui encadrent la cour d'honneur et composent le domaine de la Bête, face à celle qui porte le cerf. Le tournage s'y est tenu du 21 au 28 septembre 1945.

  4. Moulin de Touvoie

    Rochecorbon, France

    Manoir-moulin de la vallée de la Loire, à Rochecorbon, en Indre-et-Loire, inscrit au titre des Monuments historiques depuis 1952 : la protection couvre les façades et les toitures des bâtiments d'habitation et de la grange, ainsi que la fontaine du jardin. Le toponyme est attesté depuis 1225 et s'est écrit de bien des façons — Touvoy, Touvoye, Touvois — avant que le cadastre et l'IGN ne fixent « Touvoie ». Le lieu se visite aujourd'hui sur rendez-vous, avec un guide.

    La scène : La maison de famille du marchand ruiné et de ses filles. Belle y longe la façade de nuit jusqu'à une ferrure en forme de tête de monstre ; dans le jardin, une scène équestre met en jeu le cheval Aramis et l'ordre donné aux portes de s'ouvrir. Le tournage s'y est déroulé du 27 août au 12 septembre 1945.

  5. Parçay-Meslay, France

    La scène : L2TC compte la grange dîmière de Meslay parmi les lieux de tournage du film, sans préciser la scène qui s'y déroule ; Wikipédia en anglais range de son côté la commune de Parçay-Meslay dans les extérieurs du film.

  6. Saint-Maurice, France

    Studios de cinéma de Saint-Maurice (anciens studios Pathé, dits Franstudio), à l'est de Paris.

    La scène : L'essentiel des intérieurs du film y fut tourné : le château de la Bête et ses écuries, dont les ouvriers montaient le décor dès le 19 septembre 1945, puis les repas, les loges et les salles de projection. Cocteau y décrit, le 1er octobre, « un véritable monde de fourmis savantes » affairé dans le décor.

  7. Epinay-sur-Seine, France

    Les Studios d'Épinay forment un complexe de studios de cinéma situé à Épinay-sur-Seine, en Seine-Saint-Denis, et comptent parmi les plus anciens de France. Leur origine remonte à 1907, lorsque l'industriel Charles Jourjon y fonde la société Éclair, qui s'impose dans les années 1910 comme la troisième firme française derrière Pathé et Gaumont. Le studio proprement dit est aménagé en 1913, puis racheté par Éclair en 1914. À la fin des années 1920, la société allemande Tobis installe à la même adresse l'un des premiers studios sonores de France, exploitant le procédé Tobis-Klangfilm ; ces installations voisines sont absorbées par Éclair en 1938. Le site a longtemps réuni des plateaux de tournage et d'importants laboratoires de développement et de postproduction, ses plateaux ayant été repris par le groupe TSF en 2009 avant que l'ouverture de la Cité du cinéma toute proche ne réduise leur activité à partir de 2012.

    La scène : Les tout premiers jours de tournage en studio s'y déroulèrent, début septembre 1945, avant que la production ne se replie sur Rochecorbon puis Raray.

  8. Joinville-le-Pont, France

    Anciens studios de cinéma à Joinville-le-Pont (Val-de-Marne), et non en Haute-Marne malgré l'étiquette IMDb. Bien recensé dans l'Inventaire général du patrimoine culturel.

    La scène : Wikipédia en anglais compte les studios de Joinville parmi les trois studios où furent tournées les scènes d'intérieur du film, aux côtés de Saint-Maurice et d'Épinay.