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Affiche de La guerre est finie

La guerre est finie (1966)

Lieux recensés
32
Année
1966
Réalisation
Alain RESNAIS
Villes
Paris, Paris 5e, Ivry-sur-Seine, Paris 12e, Hendaye, Orly, Aubervilliers, Issy-les-Moulineaux, Urrugne, Le Perthus, Ciboure, Stockholm
  • Drame
  1. Paris, France

    La scène : Vers le milieu du film, Diego (Yves Montand) passe par la rue Clotilde au fil d'une longue marche à travers les rues du Quartier latin.

  2. 7 rue de l'Estrapade (Paris 5e)

    Paris, France

    Immeuble bâti en 1725, face à l'arrière du lycée Henri-IV qui occupe les numéros pairs 2 à 14 de la rue ; la rue Laromiguière le sépare du n° 9.

    La scène : Interrogé à la frontière par un policier qui lui prête le numéro 4, Diego (Yves Montand) rectifie : c'est au 7 rue de l'Estrapade qu'il est censé vivre, une adresse d'emprunt où il n'a jamais mis les pieds. Après s'être trompé trois fois d'immeuble en pensée, il y arrive enfin, lève les yeux vers la plaque du numéro et pénètre dans la cage d'escalier.

  3. Paris, France

    La scène : Vers le milieu du film, Diego se réfugie dans le hall de cet immeuble, à l'angle de la rue de l'Estrapade, pour observer sans être vu les passagers d'une Peugeot.

  4. Paris, France

    La scène : Sorti du hall où il s'était dissimulé, Diego reprend son chemin à pied par la rue Blainville.

  5. Paris, France

    La scène : Sa planque abandonnée, Diego traverse la place de la Contrescarpe en poursuivant sa marche dans le quartier.

  6. Paris, France

    La scène : Après l'épisode du hall de la rue Thouin, la marche de Diego emprunte aussi la rue du Cardinal-Lemoine.

  7. 2 place de la Contrescarpe (Paris 5e)

    Paris, France

    Café d'angle de la place de la Contrescarpe, connu sous l'enseigne La Chope à l'époque du film et aujourd'hui sous celle du Delmas.

    La scène : Au début du film, Diego imagine Nadine sous les traits de plusieurs jeunes femmes, dont l'une entre dans ce café pour y téléphoner. Soixante-dix minutes plus tard, c'est lui qui vient y passer un appel, et il y observe Nadine (Geneviève Bujold) en pleine conversation avec un homme.

  8. Paris 5e, France

    La scène : Diego quitte le café de la Contrescarpe et prend en filature Nadine et l'homme avec qui elle parlait, en s'engageant rue Mouffetard.

  9. Paris, France

    La scène : La filature du couple, commencée à la sortie du café de la Contrescarpe, passe ensuite par la rue Soufflot.

  10. Paris, France

    Café de la place Maubert, aujourd'hui à l'enseigne du Village Ronsard.

    La scène : Ce café de la place Maubert fait partie des décors parisiens du film.

  11. 9 rue de l'Estrapade (Paris 5e)

    Paris, France

    Hôtel particulier commandé par le Lyonnais Claude-Philippe Cusset et achevé en 1785, bâti en U autour d'une cour. Une imprimerie s'y installe en 1917 et le dessinateur publicitaire Léo Dupin y travaille à partir de 1926 ; après-guerre, la manufacture de café Brûlerie Saint-Jacques l'occupe jusqu'aux années 1970, avant sa restauration et sa reconversion en résidence étudiante dans les années 1980. Façades et toitures sont inscrites aux monuments historiques depuis 1977.

    La scène : Chaque fois que Diego se représente l'immeuble où il est censé habiter, c'est celui-ci qu'il voit, avec sa grille de fer forgé et l'emblème de la Brûlerie Saint-Jacques. Dans le train, il y imagine même la jeune femme qui vit là entrer, sortir et descendre l'escalier, avant d'arriver devant le bon immeuble, au n° 7.

  12. 11 square Delambre (Paris 14e)

    Paris, France

    La scène : Les scènes chez Nadine Sallanches (Geneviève Bujold) ont pour décor cet immeuble du square Delambre.

  13. Cité Pierre-et-Marie-Curie (Ivry-sur-Seine)

    Ivry-sur-Seine, France

    Grand ensemble d'habitation de la fin des années 1950 et du début des années 1960.

    La scène : Diego vient y chercher Juan, « bâtiment G, dixième étage, numéro 107, chez Madame Lopez » (Marie Mergey) : ni Juan ni elle n'y habitent plus, et Diego se demande s'il ne s'agissait pas d'une autre cité. Il découvre les lieux deux fois, d'abord en pensée dans le train qui le ramène à Paris, puis réellement à son arrivée, à travers ses immeubles, ses commerces et ses espaces verts. Dans le film, la cité est censée se trouver à Aubervilliers.

  14. 14 quai de Béthune (Paris 4e)

    Paris, France

    La scène : Centre de gravité du film, c'est l'appartement de Marianne (Ingrid Thulin), la compagne de Diego. Elle y prépare un livre sur la façon dont les villes parlent à leurs habitants, dont Diego feuillette sans intérêt les photographies de panneaux et de flèches peintes au sol. Une nuit, une voiture en part pour la gare de Lyon, un café de l'avenue Daumesnil et un cinéma de la rue de Lyon, avant d'y revenir.

  15. Paris, France

    La scène : Apprenant la mort de Ramon, Diego imagine ses obsèques : le cercueil franchit la porte du cimetière du Montparnasse, puis le cortège se recueille devant la tombe. Ce cimetière lui vient à l'esprit parce qu'il l'a vu peu avant, depuis l'appartement des jeunes militants qui le surplombe, où l'un d'eux lui faisait remarquer qu'il ne semblait pas aimer les cimetières.

  16. Paris, France

    Édifice néoclassique dessiné par Jacques-Germain Soufflot, dont la création remonte à 1758 ; Jean-Baptiste Rondelet et Maximilien Brébion ont pris part à sa construction. D'abord église, devenu mausolée, il est classé monument historique.

    La scène : Le Panthéon est le seul monument parisien que montre le film.

  17. Paris, France

    La scène : Le pont de Sully est le seul pont sur la Seine qui apparaisse dans le film.

  18. Paris, France

    Porte des Lilas abrite une « station fantôme » (Porte des Lilas–Cinéma), désaffectée et réservée aux tournages de films et de publicités. Elle date de 1921 et constitue un terminus de la ligne.

    La scène : Diego raconte à Nadine la filature d'un camarade par un policier dans le métro, de Maubert-Mutualité à Raspail avec un changement à Odéon. Le plan qui l'illustre, un long mouvement d'appareil où des panoramiques filés passent de Diego au militant puis au policier, est en réalité tourné à la station Porte des Lilas, qui n'est pas sur ce trajet.

  19. Paris 12e, France

    Grande gare parisienne (12e) à l'horloge et au Train Bleu, tête de ligne vers le sud-est. Gare ferroviaire construite en 1847 par Marius Toudoire, c'est un monument historique classé et inscrit. Deuxième gare parisienne par son trafic, elle abrite aussi une gare souterraine desservie par le RER.

    La scène : Lors d'une virée nocturne en voiture partie du quai de Béthune, la première étape est la gare de Lyon.

  20. Hendaye, France

    La scène : Après le passage de la frontière à Béhobie, la caméra suit en détail, depuis l'intérieur de la voiture, la route qui mène Diego (Yves Montand) jusqu'à Hendaye, d'où il doit prendre le train pour Paris.

  21. Paris, France

    Centre universitaire construit vers 1960 sur l'avenue Georges-Bernanos, à Port-Royal, également désigné sous le nom de Centre Bullier ; il abrite le siège du CROUS de Paris.

    La scène : Le film montre aussi la modernité au cœur de Paris : ce centre pour étudiants de Port-Royal, construit vers 1960 et que la source appelle Centre Bullier, tranche avec les vieux immeubles du Quartier latin.

  22. Paris, France

    La scène : La boucle nocturne en voiture partie du quai de Béthune longe un cinéma de la rue de Lyon avant de regagner l'île Saint-Louis.

  23. Paris, France

    La scène : Pendant la même virée de nuit, entre la gare de Lyon et la rue de Lyon, la voiture fait halte devant un café de l'avenue Daumesnil.

  24. Paris, France

    La scène : Un autre trajet de nuit en voiture, plus difficile à suivre dans l'obscurité, conduit de la rue de l'Estrapade jusqu'au boulevard Edgar-Quinet.

  25. Orly, France

    Deuxième aéroport de Paris, ouvert au sud de la capitale en 1961.

    La scène : Dernière séquence : Marianne (Ingrid Thulin) achète à Orly un billet pour Barcelone, où elle doit prévenir Diego et Juan de rentrer à Paris. Le film s'achève sur elle, pressant le pas dans un couloir de l'aérogare, tandis que s'efface en surimpression le visage de Diego en route vers l'Espagne.

  26. Ivry-sur-Seine, France

    La rue porte depuis 1945 le nom de Celestino Alfonso, capitaine républicain espagnol, responsable des Jeunesses communistes d'Ivry et résistant fusillé par les Allemands en 1944.

    La scène : À son retour, la voix du narrateur égrène les banlieues où vivent les camarades exilés de Diego ; la liste est illustrée par neuf plans d'une seule rue d'Ivry, dont sept gros plans d'affiches sur un mur, l'une évoquant la comparution de Justo Lopez devant un tribunal militaire à Madrid. Diego la descend pour retrouver ses camarades communistes.

  27. Aubervilliers, France

    La scène : Deuxième décor de l'enterrement imaginé de Ramon : un petit cimetière de banlieue dominé par des tours de logement social. Diego s'y voit jeter une fleur dans la tombe, puis l'un des proches déploie le drapeau espagnol devant les exilés et la veuve de Ramon.

  28. 32 rue Ferdinand-Buisson (Issy-les-Moulineaux)

    Issy-les-Moulineaux, France

    Maison qui domine le cimetière d'Issy-les-Moulineaux, lui-même fermé de 1961 à 1972.

    La scène : Apprenant la mort de Ramon, son vieux camarade, Diego l'imagine encore vivant dans son jardin, puis voit son cercueil sortir de la maison pour être chargé dans le corbillard.

  29. Urrugne, France

    Pont qui franchit la Bidassoa à Béhobie, à l'extrémité occidentale de la frontière franco-espagnole.

    La scène : Ouverture du film : sur le pont international qui enjambe la Bidassoa, Diego (Yves Montand) attend et contemple la France étalée devant lui, l'Espagne dans son dos, seule vue de l'Espagne de tout le film. Son chauffeur énumère ce qu'il lui aurait fait découvrir à Madrid, puis la voiture s'approche du vrai poste de douane français, où un policier soupçonneux tente de le piéger sur son adresse ; un panneau indique Hendaye, Biarritz, Bayonne et Bordeaux.

  30. Le Perthus, France

    Poste-frontière à l'extrémité orientale de la frontière franco-espagnole, près de Perpignan, face à Els Límits côté espagnol.

    La scène : À la fin du film, Diego repart vers l'Espagne par l'autre bout de la frontière : deux plans de route sont situés par les panneaux « Le Perthus » et « Le Perthus, frontière à 3 km », et un douanier y tamponne son passeport. Le montage enchaîne ce plan avec Marianne à Orly, au point de laisser croire que c'est son passeport à elle.

  31. Ciboure, France

    La scène : Ultime image de l'enterrement imaginé de Ramon : vu d'en haut, un cortège d'une quarantaine d'inconnus suit un homme portant le drapeau espagnol, puis la caméra se relève lentement et découvre la mer derrière le mur du cimetière. Ce cimetière de Ciboure ramène Diego au Pays basque, où le film avait commencé.

  32. Europa Films ateljéer (1932–2000-talet)

    Stockholm, Suède

    Studios de la société Europa Film, installés en 1932 dans une ancienne fabrique de Mariehäll, à Bromma, à la limite de Sundbyberg ; tous les bâtiments ont été démolis en 2008 pour laisser place à des logements.

    La scène : Les intérieurs de l'appartement de Marianne et du logement de la cité d'Ivry ont été tournés dans des décors construits dans ce studio suédois.